Prix des panneaux solaires à Maurice : ce qu'il faut savoir en 2026

Depuis la révision du scheme CEB en juillet 2026, la batterie n'est plus obligatoire en dessous de 3,5 kWc, et l'État prend en charge 25 % du prix. Deux changements qui font beaucoup baisser la note. Voici à quoi vous attendre.

L'ordre de grandeur, sans détour

Le prix dépend surtout d'une chose : avez-vous besoin d'une batterie ? Elle n'est obligatoire qu'au-dessus de 3,5 kWc, et c'est le poste le plus cher de toute l'installation.

Sans batterie (≤ 3,5 kWc)

Rs 36 000 – Rs 54 000 / kWc

Une installation de 3 kWc : environ Rs 108 000 à Rs 162 000.

Avec batterie (> 3,5 kWc)

Rs 60 000 – Rs 90 000 / kWc

Une installation de 5 kWc : environ Rs 300 000 à Rs 450 000.

+ Rs 2 000 de frais de dossier CEB, non remboursables.

🎁 Puis l'État déduit 25 %, jusqu'à Rs 75 000. Sur une installation à Rs 200 000, cela fait Rs 50 000 en moins. Les conditions pour y avoir droit seront publiées par la Development Bank of Mauritius (DBM) et ne sont pas encore connues.

⚠️ Transparence : ces fourchettes sont une hypothèse de travail, pas un relevé du marché mauricien. Nous les mettrons à jour avec de vrais devis. Seuls les devis d'installateurs font foi.

L'astuce qui change tout : le seuil de 3,5 kWc

Si votre besoin tombe juste au-dessus de 3,5 kWc, posez-vous la question : une installation légèrement plus petite vous dispense de la batterie, et peut vous faire économiser plus que ce que la batterie vous rapporte. Demandez à votre installateur de chiffrer les deux versions et comparez.

Dans le prix, il y a quoi ?

Une installation, c'est 3 gros postes : les panneaux, l'onduleur (le boîtier qui transforme et dirige le courant) et la pose (structure, câblage, main-d'œuvre). Si vous dépassez 3,5 kWc, s'ajoute la batterie, qui est le poste le plus cher et le plus variable des quatre.

Ce qui fait grimper ou baisser la facture :

  • La présence et la taille de la batterie : au-dessus de 3,5 kWc, le scheme exige au moins 3 h de consommation du soir ; chaque kWh de plus se paie cher.
  • Votre toit : tôle, béton ou tuiles : la fixation et le temps de pose changent.
  • La qualité du matériel : marques reconnues et garanties longues (10–25 ans) coûtent plus cher… et durent plus longtemps.
  • L'accès au chantier : toit difficile d'accès ou tableau électrique éloigné = heures de travail en plus.

Deux coups de pouce qui allègent la note

  • Le SEIA : l'investissement se déduit de votre revenu imposable auprès de la MRA. Plus votre taux d'imposition est élevé, plus l'économie est grande.
  • Les revenus du scheme CEB : Rs 4,83/kWh si vous vendez tout, ou une facture qui fond si vous consommez votre production : voir le comparatif gross vs net.

4 réflexes avant de signer un devis

  1. Demandez au moins 3 devis pour la même taille (kWc) et la même batterie (kWh), sinon vous comparez des mangues et des letchis.
  2. Exigez le détail : marques et modèles (panneaux, batterie, onduleur), garanties écrites, et qui s'occupe du dossier CEB.
  3. Comparez le prix par kWc, pas le prix total, c'est le seul chiffre comparable d'un devis à l'autre.
  4. Méfiez-vous du devis très bas sans marque précisée ni garantie écrite : c'est souvent là que ça coince après.

🔎 Vérifiez à la source

  • ceb.mu : conditions officielles du scheme et frais de raccordement.
  • mra.mu : la Mauritius Revenue Authority, pour les modalités du SEIA.

Commencez par connaître la taille qu'il vous faut, c'est elle qui détermine le budget.

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